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07/01/2007
Saint-Véran, Régine Saumaize, Vergisson
Logé entre les Monts du Maconnais et la Saône, le vignoble de Saint-Véran cotoie les Pouilly-Fuissé, Pouilly-Loché et Pouilly-Vinzelles non loin de Mâcon. Les vins blancs secs qu'il produit peuvent être d'une grande qualité tel celui de Régine Saumaize, millésime 2000, à la robe d'un blond clair délicat et au disque opulent marque d'une structure ample, souple et grasse.
Le nez extraordinaire de noisettes grillées sur fond de pain d'épisses est caractéristique d'un beau chardonnay, bien mûr. La bouche bien grasse, légèrement alcoolique se démarque par une douce acidité évanescente sur des touches de fleurs blanches et de fruits à chair blanche. L'ensemble est sec, parfait jeune sur un melon en entrée, même si cela peut sembler osé, puis impérial sur un noble poisson de mer tel le turbo ou la sole par exemple avec une sauce fine à la crème ou simplement au sel de guérande avec quelques fines herbes. La viande blanche et les fromages de chèvres lui font également honneur.
Le Chardonnay atteint ici sa quintessence en monocépage sans bulle. N'est-il pas issu du nom d'un village gaulois du mâconnais, "Cardonacum" pour "endroit plein de chardons" ? Chardons et Chardonnay ont depuis la réputation de faire bon ménage.
Je vous le conseille entre 10 et 12°C.
Ma note : 7,5/10 pour un excellent rapport qualité / prix. Un vin d'amoureux du vin, tout en finesse et délicatesse.
08:25 Publié dans Les Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saint-véran, bourgogne, saumaize, vergisson, noisette
06/01/2007
Cinq choses que vous ne saviez peut-être pas sur moi
Faisant suite à l'invitation de mon ami Seber, voilà cinq choses que vous ne saviez sans doute pas sur moi :
1- le meilleur vin qu'il m'ai jamais été donné de goûter est un Sauterne 1947 devenu cuivré, parfaitement fondu, très complexe et encore plein de vigueur. Un charme indéfinissable, un nectar parfait pour un sémillon liquoreux qui n'est pas à la base dans l'ordre de mes préférences. Je l'ai dégusté - et bu bien entendu - sur un fois gras entier fait maison de grande qualité.
2- ma première console de jeux était une vidéopac : plaisir extrême et design de la console et des jeux idem..
J'ai toujours un souvenir ému en me rémomorant la jeu de tennis, les raquettes et la remarque de ma mère : pourquoi les joueurs portent-ils des marteaux ?..
Mon premier ordinateur fut un atari 520ST ! Quelle classe face aux fameux amstrad cpc 6128..
3- mon auteur favori est Chateaubriand et je devais initialement faire des études littéraires..
Les Mémoires d'Outre-Tombe, le château hanté de Combourg, Saint-Malo, la France, ..
4- j'ai été champion de .. Lozère .. de tir à l'arc.
5- j'ai déposé un brevet et remporté un concours national de création d'entreprise il y a 10 ans.
Je poursuis donc la chaîne de ce jeu en invitant Legweak, François, Rodolphe, Rorschach, et Gwenaëlle à faire de même.
21:15 Publié dans ;-) | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : cinq choses, seber, luc
01/01/2007
Moulis, Château Maucaillou 2002, Moulis-en-Médoc
La géographie viticole de Bordeaux est semblable à l'histoire de France, un succession de noms majeurs, de domaines immortels, et personnages dévoués à leur terroir. Le Médoc est à ce titre l'écrin parfait, qui cumule les crus précieux. Les premiers crus classés de 1855 - classement qui par ailleurs mériterait largement actualisation - sont d'appellations Pauillac (Château Lafite-Rothschild, Château Latour, Château Mouton-Rothschild) et Margaux (Château Margaux).
Margaux au sud, Pauillac au nord, au-delà de Saint-Julien, de belles frontières pour le Moulis-en-Médoc dont le vignoble est un peu plus en retrait de la Gironde, en bordure de la Jalle de Tiquetorte, entre Arcins et Castelnau-de-Médoc.
Ce 62% Cabernet-sauvignon, 32% Merlot et 6% Petit Verdot est un beau médoc au nez fruité et déjà complexe de cerise. En bouche, les tanins serrés sont très présents et en font incontestablement un vin de repas. 4 ans de garde lui donnent déjà une finale noble sur des tons de cuir et une acidité remarquable.
Robert Parker explique dans son edition 1999 de "Les Vins de Bordeaux" : "Maucaillou a toujours été l'un des vins les plus intéressants du Médoc, en particulier sous le rapport qualité/prix. Il est impeccablement vinifié par le robuste et volubile Philippe Dourthe, et je ne vois guère de critiques à lui adresser."
Note Parker : 87-88/100
Ma note : 7/10 pour ce bon rapport qualité/prix - compter 20 Euros - en pays de Médoc.
08:30 Publié dans Les Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bordeaux, moulis, premiers crus, 1855, médoc, maucaillou, cerise



















