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30/12/2004
Fromage : Tête de moine, fromage du Jura Suisse, de Bellelay
A déguster absolument !
Connu depuis 1790, l’origine de ce fromage est sans doute plus lointaine, liée à l’abbaye de Bellelay (fondée en 1136) et surtout à ses moines qui payaient avec leur invention une sorte d’impôt foncier de l’époque. Les premiers écrits parlent d’un fromage d’exception conçu avec « un lait très gras d'excellente qualité issu des meilleures herbes et plantes du pays » (Source : Guido Burckhalter, La Tête de Moine (fromage de Bellelay) et sa région d'origine, Schaffhouse, Kühn, 1979, p. 16). Il est aujourd'hui labellisé AOC et principalement exporté vers l'Allemagne (54%) et la France (25%).
La tête de moine, au lait cru, se déguste idéalement en fines rosettes. Les rosettes (ressemblent à des fleurs de fromage) sont obtenues en raclant à froid le cylindre du fameux fromage à pâte mi-dure avec un couteau à 90° de la surface de raclage ou avec une « girolle® » invention de la société Metafil SA, à Lajoux. La girolle est un système qui se pique au centre du fromage et qui permet de faire tourner une lame à la perpendiculaire du cylindre de fromage et de réaliser en un tour ou un peu plus une belle rosette.
Les rosettes de tête de moine se présentent donc sans peau et le goût du fromage, très particulier et fondant est en partie dû à sa coupe.
Il s’accompagne bien de raisins secs ou de figues et je le conseille en dégustation d’apéritif avec un vin doux ou en fin de repas. Un régal de douceur avec ce fromage qui a l’apparence de fleurs de beurre et le caractère des fromages de pâturages de montagne !
Pour en savoir plus sur la Tête de Moine : http://www.tetedemoine.ch/
Vive le lait cru, pour la sauvegarde de la microflore du lait et de la finesse des arômes du fromage !
09:30 Publié dans Vos fromages adorés ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Gastronomie
29/12/2004
Restaurant l’Alsace : 39 avenue des Champs Elysées, Paris 8ème - Une valeur sûre
Etant à moitié Alsacien, je suis d’autant plus attentif au respect des fondamentaux gastronomiques de cette région bénie de l’art de la table. Je me suis rendu à l’Alsace en famille sans réserver en précisant que je souhaitais une table éloignée de l’entrée et d’éventuels courants d’air. On m’a réservé une belle table au sous-sol et j’ai commandé un Gewurztraminer cru « Les Sorcières » de la bonne maison « Dopff & Irion », millésime 2002. Le terroir du château de Riquewihr - où selon la légende on brûlait des sorcières au moyen-âge - est intéressant et développe un vin fin et épicé. Avec quelques bretzels en apéritif, c’est amusant. En mangeant un plat relevé puis avec le fromage, c'est très bien. Ce gewurz est assez doux (trop ? comme la pluspart des vins d'Alsace ?) mais il a tout de même su garder beaucoup de caractère avec des tons fumés et épicés : une gourmandise avec du relief !
Mes invités arrivants, nous avons commandé des fuits de mer, des choucroutes et du poisson. Le serveur, géant par la taille (plus de 2 mètre) l’était aussi par la gentillesse et la tenue. Issu d’une famille très nombreuse (plus de 10 enfants nous a-t-il dit), ce gentleman nous a ravis par son attention et sa discrétion. Le repas fut très bon et le vin également du début à la fin du repas. Un de mes parents fêtant son anniversaire, nous nous sommes vus proposés gracieusement une tournée de champagne. Quelle joie de constater que même en 2004, même dans un des restaurants les plus connus et abordable de la capitale, on vous traite encore comme un client digne de sensibilité et de goût !
Nous avons passé une très bonne soirée.
Bravo l’Alsace, à recommander !
La prochaine fois je testerai les huitres géantes que j'ai vu servir non loin de moi. Les miennes étaient classiques mais vraiment très bonnes.
09:30 Publié dans Restaurants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Gastronomie, alsace, restaurant
28/12/2004
Argento : un avant-goût de l'Argentine !
L'Argentine est un pays producteur de très bons vins, racés, originaux et très empreints de leur terroir. Le cépage utilisé pour produire l'Argento est l'un de mes favoris : "le Malbec".
Ma note personnelle : 6,5/10.
Alors vous allez adorer ce vin sur une entrecôte saignante ou bleue, si possible d'argentine, bien épaisse et coupée en biais de bas en haut à distance régulière pour chauffer la viande au coeur... Une bonne occasion pour vous conseiller un restaurant argentin sérieux et sans chichi :
El Palenque, au centre de Paris (5, rue de la Montagne Sainte Geneviève dans le Vème). Tout y est bon et brut de terroir. Prenez l'entrecôte à deux, un malbec, quelques accompagnements comme de la purée de maïs, de l'aubergine en lamelles à l'huile, et terminez par une coupe de confiture de lait.
Mais attention, l'endroit est petit et très prisé, alors pensez à réserver !
08:30 Publié dans Argentine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Gastronomie
27/12/2004
Coteaux du Layon, une gourmandise propice à la fête !
Voilà incontestablement une des stars du Val de Loire, comme je l'ai déjà dit dans ma précédente note sur les Val de Loire du 27 octobre présentant mon podium dans cette région.
Vous me direz que ce vin plait aux femmes et les esprits chagrins ajouteront que les liquoreux jouent la facilité. Certes, à côté d’un Bonnezeaux qui rivalise aisément avec un Tokaij de Hongrie, nous sommes dans un registre plus classique mais à chaque vin sa marque, sa personnalité, ses atouts.
Les Coteaux du Layon n’en manquent pas et me ravissent toujours qu’ils soient jeunes ou vieillis (jusqu’à 10 ans et plus).
Le Chenin blanc produit avec un faible rendement (37 hl/ha maximum) un vin de grande qualité qui enchantera vos apéritifs ou dîners de fête aux côtés d’un bon foie gras ou d’un plateau de fromages.
Les deux que je vous présente en photo sont corrects mais pas exceptionnels (5 et 6 /10).
Si vous avez la chance d’en trouver, je vous conseille mon préféré :
Jo Pithon - Côteaux du Layon 96, un chef d'oeuvre
Ce coteaux du Layon Anjou est le meilleur que je connaisse – 30.40 € quand même...
Ma note personnelle : 9/10
00:20 Publié dans Les Val de Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Coteaux du Layon, chenin, val de loire



















